Fonctionnement : dévidoir, torche, gaz
Le poste tire en continu un fil-électrode depuis une bobine intégrée (le dévidoir). Sous l'arc, le fil fond et remplit le joint, tandis qu'un gaz sortant de la torche protège le bain de fusion. Vous ne gérez que la torche : la vitesse d'avance du fil fait le reste. D'où une prise en main plus rapide qu'on ne le croit — et une productivité bien supérieure au MMA.
MIG ou MAG : une lettre, deux gaz
MIG
Metal Inert Gas
Gaz inerte (argon pur ou argon-hélium) : aluminium, cuivre, inox. Le gaz ne réagit pas avec le bain de fusion.
MAG
Metal Active Gas
Gaz actif (argon + CO₂) : aciers doux et non alliés. Le mélange le plus courant, y compris en bricolage.
Fil plein sous gaz ou fil fourré sans gaz ?
Deux écoles. Le fil plein + gaz donne les cordons les plus propres et l'usage professionnel ; le fil fourré (autoprotégé) se passe de bouteille : l'enrobage du fil protège lui-même l'arc, comme en MMA. Idéal en extérieur ou pour démarrer sans investir dans le gaz — avec un peu plus de projections et de laitier léger. Beaucoup de postes acceptent les deux.
Réglages : les repères chiffrés
| Épaisseur d'acier | Intensité indicative | Fil plein courant |
|---|---|---|
| 0,8–1 mm (tôles fines, carrosserie) | 30–60 A | 0,6 mm |
| ≈ 2 mm | ≈ 140 A | 0,8 mm |
| ≈ 4 mm | ≈ 180 A | 0,8–1 mm |
| 5 mm et plus | 200 A et + | 1 mm |
Pour qui ?
Le MIG/MAG brille partout où l'on soude beaucoup, vite et propre : carrosserie industrielle, chaudronnerie, construction métallique, séries répétitives en atelier. Sur tôles fines, c'est le procédé le plus indulgent pour progresser. En revanche, le gaz le rend sensible au vent : c'est un procédé d'atelier, pas de chantier battu.