Comment choisir un poste à souder ?

Projetez-vous d’acquérir un poste à souder pour vous en servir occasionnellement ou de manière régulière ? Comme tout achat de matériel de travail, de surcroît électrique, il faut se baser sur certains critères précis afin de dénicher le bon. En effet, l’idéal est de choisir l’appareil qui satisfait parfaitement à l’utilisation dont vous souhaitez en faire. La cause, il n’existe pas de poste à soudure polyvalent, il existe en différents modèles avec différentes caractéristiques. Découvrez comment dénicher le vôtre.

Suivant l’intensité souhaitée

Choisissez votre matériel suivant l’intensité souhaitée, une caractéristique qui dépend généralement de l’épaisseur de la pièce métallique à travailler. Cette puissance est symbolisée par le facteur de marche exprimé en ampères et en %. Celui-ci indique l’intensité du matériel pour un usage pendant dix minutes à une chaleur de 40°C. Grâce à lui, vous pouvez connaître la durée d’usage idéale de votre matériel. Un taux de fonctionnement de 150 A à 40 % sous-entend ainsi qu’en cycle stabilité, le matériel peut fournir un courant de 150 A durant six minutes. Il doit ensuite s’arrêter pendant quatre minutes pour se rafraîchir.

Suivant la grosseur du morceau métallique à travailler

Optez aussi pour un poste a souder qui dispose d’une électrode de même épaisseur que le morceau métallique que vous allez souder. Si celui-ci est de 1, 5 mm, sachez qu’il vous est impossible d’assembler avec des morceaux de métal de plus d’un millimètre d’épaisseur. Assurez-vous aussi de la puissance du courant fourni par le matériel, il doit convenir à la solidité de votre métal. Pour cause, si celle-ci est trop forte, elle risque de percer votre pièce métallique. Dans ce cas, choisissez un matériel avec une faible intensité pour obtenir un bon résultat.

Suivant la technique de soudure adaptée

Sachez aussi qu’il y a différentes techniques de soudage, chacune s’adaptant à diverses sortes de soudage bien précises. Il y en existe à l’arc électrique, à la flamme, au fer chauffant, au laser et à ultrasons. Soyez-sûr que les fonctionnalités que vous recherchiez chez un appareil répondent parfaitement à ce que vous avez besoin dans vos travaux de soudure. Vérifiez aussi la nature et la compacité des matériaux à assembler, elles doivent correspondre à celles que l’appareil peut fusionner. Enfin, renseignez-vous sur la température à laquelle vos pièces métalliques se mettent en fusion pour pouvoir être assemblées. Certaines ne nécessitent qu’une faible température si d’autres, une température un peu plus élevée.

Quand opter pour un appareil au fer chauffant ?

Choisissez un fer à souder très simple d’usage si vous devez assembler des composants électroniques. En effet, cet appareil est fait pour les menus et moyens travaux comme la réparation d’appareils ménagers par exemple ou celle d’une carte mère, etc. Pour l’utiliser, branchez-le quelques minutes sur une prise électrique pour qu’il atteigne la bonne température. Mettez ensuite son embout et le fil de soudure adapté, de l’étain ou du plomb, sur le support à travailler. Quand celui-ci fonde, éloignez-le et débranchez le matériel pour qu’il se refroidisse, sa température pouvant facilement passer de vingt à cent, voire trois cents ou quatre cents degrés.

Quand acquérir un poste à souder au chalumeau ?

Procurez-vous par contre un poste a souder au chalumeau si vous devez réaliser des travaux de soudure spécifiques en sculpture, joaillerie, toiture, plomberie, etc. En effet, vous pouvez réaliser du soudage autogène, du soudo-brasage et du brasage fort avec ce type de matériel. Le soudage autogène permet par exemple de concevoir ou de réparer des objets en fer. Il requiert cependant un métal d’apport de même nature que la pièce métallique à travailler. Il nécessite aussi une température de chauffe jusqu’à 3 000°C, que le matériel peut fournir facilement. Le soudo-brasage lui, se fait à 1 500°C et utilise du laiton enrobé comme métal d’apport. On y a recours pour installer du chauffage ou réparer des objets métalliques. Le brasage fort se sert en outre d’un métal d’apport en argent ou cuivre qui fusionne à 700°C.

Quand opter pour le poste à souder à l’arc électrique ?

Privilégiez en outre le poste à souder à l’arc électrique si vous devez assembler et réparer des morceaux de métal en cuivre ou en acier. Optez également pour ce genre de matériel si vous devez recharger en métal des pièces usagées. L’appareil crée pour cela un court-circuit qui produit un arc électrique entre l’électrode et le support. Celui-ci élève progressivement la température des pièces, parfois à 4 500°C, jusqu’à leur fusion. Suivant le type et l’usage du matériel, il peut fournir un courant alternatif pouvant être monophasé de 220 V ou triphasé de 380 V. Il peut également fournir un courant continu.

Apprenez toutefois que chaque métal se distingue des autres par sa vitesse d’oxydation et sa température de fusion. C’est ainsi que les appareils à l’arc électrique se déclinent en divers types suivant les besoins du soudeur et la technique nécessaire à la réalisation du travail.

Le MMA Inverter

Il y a d’abord le poste à souder MMA Inverter dédié aux usages occasionnels et qui fonctionne à l’amorçage. Privilégiez-le si vous devez assembler des morceaux de métal en acier, fonte ou inox, dix minutes seulement lui suffisent pour cela. Il ne convient toutefois pas pour souder du cuivre ou de l’aluminium. Qu’importe, ce matériel est facile à utiliser et à manier, il dispose d’un interrupteur, d’un potentiomètre et de 2 connecteurs. Le premier connecteur est pour la pince de masse à fixer sur la pièce métallique à assembler, et le second, pour la pince porte électrode enrobée.

Le MIG/MAG

Optez par contre pour le poste à souder MIG-MAG si vous devez faire régulièrement des travaux de soudage. Le MAG est fait pour les métaux lourds comme de l’acier au carbone tandis que le MIG, pour les alliages plus légers comme le cuivre, l’inox et l’acier. Le matériel se sert de 2 éléments principaux pour cela : un rouleau de fil plein ou massif en acier cuivré ou en inox et un apport de gaz inerte ou actif pour éviter que la soudure ne s’oxyde. Choisissez-le suivant la source disponible chez vous, avec une alimentation en 220 V monophasée ou 380 V triphasée. Faites de même suivant l’aptitude du poste à souder à fonctionner en courant continu ou en courant alternatif selon la nature du métal à travailler.

Le TIG

Man welding old shovel, close up

Si vous avez par ailleurs à assembler des morceaux de métal plus minces comme des tôles en acier au carbone ou des tubes acier-inox, procurez-vous un poste à souder TIG. Comme évoqué par son nom, son électrode est non fusible, en tungstène ou en alliage de tungstène selon les morceaux de métal à souder. Il utilise aussi du gaz inerte et fonctionne manuellement ou en semi-automatique. S’il est manuel, vous devez tenir la baguette du métal d’appoint dans l’autre main. S’il fonctionne par contre en semi-automatique, il doit disposer d’un dévidoir pour le métal d’apport. Aussi, vous pouvez l’utiliser pour souder des métaux non ferreux comme le titane ou l’aluminium. Au cas où un métal d’apport est nécessaire pour réaliser la soudure, choisissez-le non enrobé, la zone du soudage étant sécurisée par le gaz inerte.

Quand choisir le poste à souder laser ?

Choisissez enfin un poste à souder laser si vous devez assembler des pièces planes ou des matériaux différents. En effet, on utilise généralement ce matériel dans l’aéronautique, l’industrie automobile et l’industrie médical. Il se sert pour cela d’un faisceau laser qui augmente en un très court laps de temps la température des pièces métalliques jusqu’à leur point de fusion. La chaleur diffusée diffère de celle fournit par l’arc électrique, car est plus précise et plus fine. Selon l’usage que vous allez en faire, optez cependant pour l’un des types des postes à souder laser existants.

À diode

Il y a le poste à souder laser à diode qui se base sur la technologie du semi-conducteur. Il fonctionne avec une diode électroluminescente qui émet le faisceau laser et fournit un rendement élevé de 35 à 40 %.

À dioxyde de carbone

Cet outil se sert de dioxyde de carbone pour découper ou assembler des pièces minces comme de la tôle. Quoiqu’il fonctionne à une intensité de 8 000 Watts, il ne fournit pourtant qu’un rendement moyen de 7 % environ.

À disque

Également appelé « à fibre », ce dispositif vous aide à assembler des tôles épaisses grâce à la diffusion d’un faisceau de laser aigu et acéré. Son rendement moyen est en outre plus élevé que celui du modèle précédent, car est de 25 % environ.

Quand choisir le poste à souder à ultrasons ?

Au cas où vous devez pourtant assembler des matières plastiques ou polymères, choisissez le poste à souder à ultrasons. Il relie d’abord les extrémités des pièces à souder, et les assemble ensuite en un seul morceau. L’outil utilise pour cela un transducteur électromagnétique pour émettre les ultrasons, un sonotrode pour transférer les ultrasons sur les matières à souder, et une presse pour garder sous pression, bien en place, les pièces plastiques à traiter.

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